C'etait vert, arboré. Le soleil venait caresser les briques et les bois,
de ces bâtiments hétéroclites, bigarrés, datés, vieillis.
Au fond de l'allée pavée, s'ebrouaient des chevaux salis.
Le vent tourbillonnait, levant la poussiere en un nuage narquois,
puis retombait brusquement, s'escamotant un instant.
Les herbes folles profitaient du printemps pour sortir des rangs.
Dans un carré livré à lui même, des fleurs emmêlées luttaient,
pour écraser les assauts sournois du vert épais.
Les chevaux sont passés faisant claquer tristement leurs sabots,
sur le sol usé, nerveux et affligés, avides d'emplir leurs naseaux,
d'une ombre de brise vive apaisante et fraiche.
Puis, ils ont obliqué, derriere l'édifice surmonté d'une flèche.
Dans le dédale ordonnancé, alternance de clair-obscur et contre-jour,
flottait dans la lumière, une pénombre en demi-jour,
une insaisissable brume sans forme ni couleur,
un soupir indicible, une ombre, l'odeur de la peur....
mardi 6 mai 2008
mercredi 16 avril 2008
C'est à l'instant...
C'est à l'instant de porter le verre à mes lèvres,
que j'aperçu, flottant, ce que je pris de prime abord pour un moucheron,
qui serait tombé là par manque d'attention, à force de tourner en rond.
Je plongeais donc le bout de mon doigt pour ôter l'importun mièvre.
Et là, sidérée, je vis, non pas un insecte englué ainsi que je l'attendais,
mais un minuscule vaisseau intergalactique, duquel descendaient,
d'encore plus infimes êtres gesticulant d'une manière que j'interpretais,
comme peu affable, tout en me frottant les yeux pour savoir si je rêvais
Je partis le doigt en l'air et l'oeil rond, à la recherche d'une loupe,
qu'evidemment je mettais un temps fou à trouver par manque d'habituelle nécessité,
esperant, avec l'outil, pouvoir mieux observer la curieuse troupe,
qui continuait de descendre de cet objet flottant non identifié !
Armée mais déconcertée, pantoise et estomaquée,
je roulais des yeux ébahis en scrutant la scene attentivement !
Le spectacle auquel j'assistais, était encore plus ahurissant,
que ce à quoi j'avais jusque là assisté
Des aliens fraichement débarqués,
deployaient des banderoles sur lesquelles etait marqué :
" C'est pas bien de trop picoler !
Regarde, t'es completement bourrée !"
que j'aperçu, flottant, ce que je pris de prime abord pour un moucheron,
qui serait tombé là par manque d'attention, à force de tourner en rond.
Je plongeais donc le bout de mon doigt pour ôter l'importun mièvre.
Et là, sidérée, je vis, non pas un insecte englué ainsi que je l'attendais,
mais un minuscule vaisseau intergalactique, duquel descendaient,
d'encore plus infimes êtres gesticulant d'une manière que j'interpretais,
comme peu affable, tout en me frottant les yeux pour savoir si je rêvais
Je partis le doigt en l'air et l'oeil rond, à la recherche d'une loupe,
qu'evidemment je mettais un temps fou à trouver par manque d'habituelle nécessité,
esperant, avec l'outil, pouvoir mieux observer la curieuse troupe,
qui continuait de descendre de cet objet flottant non identifié !
Armée mais déconcertée, pantoise et estomaquée,
je roulais des yeux ébahis en scrutant la scene attentivement !
Le spectacle auquel j'assistais, était encore plus ahurissant,
que ce à quoi j'avais jusque là assisté
Des aliens fraichement débarqués,
deployaient des banderoles sur lesquelles etait marqué :
" C'est pas bien de trop picoler !
Regarde, t'es completement bourrée !"
vendredi 4 avril 2008
Confusion
Je suis confuse de cette meprise !
Quelle confusion, ce fut une bêtise,
soumise à une incompréhension,
une équivoque aberration !!
Non vraiment, qu'on se le dise,
si j'eusse su ceci plus tôt,
peut-être je susse le formuler plus à propos !
Que je fusse instruite de cette emprise,
et jamais, au grand jamais, je ne me serais permise,
de faire à votre bouche, cette exquise bise !!!
Quoi, vous me pardonnez ?
Bien, nous pourrons donc recommencer
Quelle confusion, ce fut une bêtise,
soumise à une incompréhension,
une équivoque aberration !!
Non vraiment, qu'on se le dise,
si j'eusse su ceci plus tôt,
peut-être je susse le formuler plus à propos !
Que je fusse instruite de cette emprise,
et jamais, au grand jamais, je ne me serais permise,
de faire à votre bouche, cette exquise bise !!!
Quoi, vous me pardonnez ?
Bien, nous pourrons donc recommencer
dimanche 17 février 2008
L'apothicaire
L'apothicaire comptait un à un les grammes,
composant patiemment la trame
d'une infusion sirupeuse, l'amalgame
savant et trompeur, outil d'un drame !
Qu'à la bouche, le poison infâme
soit doux tandis que devore la flamme
les entrailles agonisantes et anéantisse l'âme.
Point trop d'amertume et une teinte d'agrume,
stabiliser la mixture afin qu'elle ne fume,
ni ne petille incongrument,
qu'elle semble sereine au gout desalterant !
Lorsque le monstrueux effort fut fait
et que le commanditaire fut en sa possession,
l'apothicaire curieux esperait savoir quelle passion
engendrait le voeux d'un si terrible forfait !
Mais le funeste assassin garda le silence,
et l'on ne sut jamais qui succomba au fruit de cette science
composant patiemment la trame
d'une infusion sirupeuse, l'amalgame
savant et trompeur, outil d'un drame !
Qu'à la bouche, le poison infâme
soit doux tandis que devore la flamme
les entrailles agonisantes et anéantisse l'âme.
Point trop d'amertume et une teinte d'agrume,
stabiliser la mixture afin qu'elle ne fume,
ni ne petille incongrument,
qu'elle semble sereine au gout desalterant !
Lorsque le monstrueux effort fut fait
et que le commanditaire fut en sa possession,
l'apothicaire curieux esperait savoir quelle passion
engendrait le voeux d'un si terrible forfait !
Mais le funeste assassin garda le silence,
et l'on ne sut jamais qui succomba au fruit de cette science
Boutique
De bric et de broc,
d'authentique et de toc,
de porc-epic en silentbloc,
acrobatique et loufoque,
est cette arriere-boutique, ma bicoque...
d'authentique et de toc,
de porc-epic en silentbloc,
acrobatique et loufoque,
est cette arriere-boutique, ma bicoque...
mardi 1 janvier 2008
Reves
vendredi 14 décembre 2007
Embrasser
Savez vous qu'embrasser signifiait à l'origine prendre dans ses bras ?
Et que de là vient le proverbe : Qui trop embrasse mal étreint
Mais alors que fait-on lorsque l'on embrasse du regard, dites moi ?
Prend-on l'objet du coup d'oeil contre son sein ?
Et si baiser est bel et bien l'action de poser ses levres sur quelqu'un
il est sur que la tendresse s'exprimera différemment si je dis : embrasse moi
ou si, tout aussi doucement, dans un chuchotement, je demande : baise moi !
Et, disant les deux, je me demande, des levres ou des bras ce que j’aurai comme calin ?
Et que de là vient le proverbe : Qui trop embrasse mal étreint
Mais alors que fait-on lorsque l'on embrasse du regard, dites moi ?
Prend-on l'objet du coup d'oeil contre son sein ?
Et si baiser est bel et bien l'action de poser ses levres sur quelqu'un
il est sur que la tendresse s'exprimera différemment si je dis : embrasse moi
ou si, tout aussi doucement, dans un chuchotement, je demande : baise moi !
Et, disant les deux, je me demande, des levres ou des bras ce que j’aurai comme calin ?
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