Il n'y avait plus rien à faire.
Juste rester là... et puis se taire.
Garder sa main dans la mienne
jusqu'à ce qu'elle se voile d'obsidienne.
Il n'y avait plus rien à dire.
Juste rester là... et retenir les soupirs.
Ne rien laisser transparaître,
jusqu'à ce que ce soit l'heure de renaître.
Il n’y avait plus qu’à attendre,
là,... sans plus entendre,
ces mots réconfortants assénés,
comme autant d’obscénités.
Il n'y avait plus rien à faire.
Juste rester là... et puis se taire...
dimanche 10 mai 2009
Dune
Je criais dans le desert, tout mon saoul, à la face de la dune,
J’hurlais tout ce que je pouvais, à m’en faire saigner la gorge.
Inaudible plainte, même pas une graine d’orge
Sans doute bien moins qu’un titre du journal de la Une
Elle me toisait sans vibrer, fiere,
Putain de dune qui m’avait ôté tout souffle
Pour arriver entiere,
Jusqu’à son sommet sans plus de souffle.
Hors de moi, m’enfonçant dans son sable
Sans jamais toucher son râble
Ni encore moins son cœur
Couvert de sable à la solaire tiedeur.
Face à cette immensité, d’une mer sans fin
Et le sable de l’autre côté
Perdue, là, sans en attendre plus rien
Jetais, despespérée, un galet à fin de ricochets…
Le galet a coulé, avec le cri qui l’accompagnait
Sans bruit
Sans fruit
Miserable, comme une âme qui coulerait…
Je mourrais là…
Enveloppée de sable
Dans un vent de fables
recouverte de mes cris bas…
J’hurlais tout ce que je pouvais, à m’en faire saigner la gorge.
Inaudible plainte, même pas une graine d’orge
Sans doute bien moins qu’un titre du journal de la Une
Elle me toisait sans vibrer, fiere,
Putain de dune qui m’avait ôté tout souffle
Pour arriver entiere,
Jusqu’à son sommet sans plus de souffle.
Hors de moi, m’enfonçant dans son sable
Sans jamais toucher son râble
Ni encore moins son cœur
Couvert de sable à la solaire tiedeur.
Face à cette immensité, d’une mer sans fin
Et le sable de l’autre côté
Perdue, là, sans en attendre plus rien
Jetais, despespérée, un galet à fin de ricochets…
Le galet a coulé, avec le cri qui l’accompagnait
Sans bruit
Sans fruit
Miserable, comme une âme qui coulerait…
Je mourrais là…
Enveloppée de sable
Dans un vent de fables
recouverte de mes cris bas…
Un chemin...
Au bout, tout au bout de ce chemin,
Lorsque l’on aura passé tous ces branchages
Lorsque nous aurons traversé les marecages,
Là bas, sans doute au petit matin,
Se souviendra-t-on pourquoi ?
Nous souviendrons nous comment ?
Et même, est-ce que tu seras encore près de moi ?
Est-on definitivement toujours seul dans ces moments ?
Au bout, tout au bout de ce chemin qu’aurons nous perdu ?
Que nous restera-t-il encore de nous ?
Avant que de sombrer dans l’inconnu,
Aura-t-on encore cette conscience, ou plus du tout ?
Le ciel entre deux feuilles a beau sourire,
Il ne se laisse que rarement lire.
Lorsque le chemin prendra fin, un matin d’été
Serons nous seulement veritablement arrivés ?
Lorsque l’on aura passé tous ces branchages
Lorsque nous aurons traversé les marecages,
Là bas, sans doute au petit matin,
Se souviendra-t-on pourquoi ?
Nous souviendrons nous comment ?
Et même, est-ce que tu seras encore près de moi ?
Est-on definitivement toujours seul dans ces moments ?
Au bout, tout au bout de ce chemin qu’aurons nous perdu ?
Que nous restera-t-il encore de nous ?
Avant que de sombrer dans l’inconnu,
Aura-t-on encore cette conscience, ou plus du tout ?
Le ciel entre deux feuilles a beau sourire,
Il ne se laisse que rarement lire.
Lorsque le chemin prendra fin, un matin d’été
Serons nous seulement veritablement arrivés ?
jeudi 4 décembre 2008
Au concert !
L'orchestre philharmonique avait repeté depuis des semaines
et cela s'emboitait à merveille ainsi que les maillons d'une chaine.
L'un dependant de l'autre, accolé à son voisin invisible,
chacun suspendu, au ballet de ces deux mains.
Le grand argentier des accords d'âmes sur partition,
à l'interpretation aux nuances magistrales,
avait negligé qu'il demeure primordiale,
de n'oublier la moindre des secretes émotions.
Le soir d'une premiere qui put être triomphale,
le minime triangle fit sa suite pastorale.
Se rebellant par voie de contre-temps,
sema une panique digne d'un vent violent !
Rien n'y fit pour contrevenir l'insurrection !
Ni l'oeil noir du maestro, ni les sursauts d'un archet,
les agitations contrariées, ni même les murmures stupéfaits.
Le petit grain de sable tintinabulait, jubilant, tout en sa mesure de rétorsion !
et cela s'emboitait à merveille ainsi que les maillons d'une chaine.
L'un dependant de l'autre, accolé à son voisin invisible,
chacun suspendu, au ballet de ces deux mains.
Le grand argentier des accords d'âmes sur partition,
à l'interpretation aux nuances magistrales,
avait negligé qu'il demeure primordiale,
de n'oublier la moindre des secretes émotions.
Le soir d'une premiere qui put être triomphale,
le minime triangle fit sa suite pastorale.
Se rebellant par voie de contre-temps,
sema une panique digne d'un vent violent !
Rien n'y fit pour contrevenir l'insurrection !
Ni l'oeil noir du maestro, ni les sursauts d'un archet,
les agitations contrariées, ni même les murmures stupéfaits.
Le petit grain de sable tintinabulait, jubilant, tout en sa mesure de rétorsion !
mardi 11 novembre 2008
Discussion
Microcosme aux reflets variés,
dans l'aquarium les cellules sont cultivées.
Nourries, elles croissent et se multiplient,
sous la houle d'une foule à l'ondoyant oubli.
Alors que races et religions, sont introduites dans l'aquarium,
l'on observe comment la faune pluricellulaire de cette biosphère,
lorgne, crache, embrasse, dévore, se crispe ou consomme,
derriere cette formidable loupe que forme le verre.
Temps de réflexion....
Se croisent, se heurtent ou s'enlacent,
quelques cocktails d'émotions,
dans lesquels la vie a laissé quelques traces.
Et lorsque l'esprit de clocher fait rage,
s'affichant parfois ostensiblement à pleine page,
on peut songer qu'aucun remue-menage,
n'est vraiment fécond ; les cloisons font encore des métastases...
dans l'aquarium les cellules sont cultivées.
Nourries, elles croissent et se multiplient,
sous la houle d'une foule à l'ondoyant oubli.
Alors que races et religions, sont introduites dans l'aquarium,
l'on observe comment la faune pluricellulaire de cette biosphère,
lorgne, crache, embrasse, dévore, se crispe ou consomme,
derriere cette formidable loupe que forme le verre.
Temps de réflexion....
Se croisent, se heurtent ou s'enlacent,
quelques cocktails d'émotions,
dans lesquels la vie a laissé quelques traces.
Et lorsque l'esprit de clocher fait rage,
s'affichant parfois ostensiblement à pleine page,
on peut songer qu'aucun remue-menage,
n'est vraiment fécond ; les cloisons font encore des métastases...
samedi 18 octobre 2008
Discours de politique générale
C'est dans la concertation, le dialogue, et en toute transparence,
que nous pourrons, au-délà, de nos differences,
construire ensembles les fondations solides d'un avenir,
que nous souhaitons communément débarrassé de vaines ires.
C'est dans l'écoute attentive de chacun des aspects diversifiés,
complementaires et tellement variés, dans une richesse pacifiée,
et avec le réalisme et la rigueur nécessaires à toute stabilité,
que nous construirons ensembles les bases de la solidité.
Cet attachement à la prise en compte globale,
afin que toutes les aspirations profondes,
puissent être valorisées comme integrantes à notre monde,
dans le respect le plus humain des valeurs morales,
donne toute la mesure de l'authenticité et du mérite,
d'un discours de politique générale réaliste !
Je ne doute pas que le pragmatisme ainsi exposé,
puisse, par la nouveauté de son ton, quelque peu troubler !
Mais nous ne sommes plus à l'époque des faux-semblants
voilà pourquoi je pause cela sur la table, de but en blanc !
Et c'est avec la fermeté qui s'impose,
que sans détours, je vous expose,
le cadre général des mesures nécessaires,
même si, forcément, cela risque de déplaire !
Le bon sens doit nous guider, sans être jamais oublié,
c’est à ce prix que nous reussirons de significatives avancées !
que nous pourrons, au-délà, de nos differences,
construire ensembles les fondations solides d'un avenir,
que nous souhaitons communément débarrassé de vaines ires.
C'est dans l'écoute attentive de chacun des aspects diversifiés,
complementaires et tellement variés, dans une richesse pacifiée,
et avec le réalisme et la rigueur nécessaires à toute stabilité,
que nous construirons ensembles les bases de la solidité.
Cet attachement à la prise en compte globale,
afin que toutes les aspirations profondes,
puissent être valorisées comme integrantes à notre monde,
dans le respect le plus humain des valeurs morales,
donne toute la mesure de l'authenticité et du mérite,
d'un discours de politique générale réaliste !
Je ne doute pas que le pragmatisme ainsi exposé,
puisse, par la nouveauté de son ton, quelque peu troubler !
Mais nous ne sommes plus à l'époque des faux-semblants
voilà pourquoi je pause cela sur la table, de but en blanc !
Et c'est avec la fermeté qui s'impose,
que sans détours, je vous expose,
le cadre général des mesures nécessaires,
même si, forcément, cela risque de déplaire !
Le bon sens doit nous guider, sans être jamais oublié,
c’est à ce prix que nous reussirons de significatives avancées !
mercredi 8 octobre 2008
Grisaille

L'austere decor pesait en maitre, une sorte de suffocation
insidieuse en chaque piece de cette demeure,
et tout semblait empreint d'une douloureuse lenteur.
Les fenêtres closes aux rideaux tirés filtraient l'agitation.
Loin du temps et de la vie, les journées s'etiraient infiniment,
dans un calfeutrement sourd, qui resonnait en un bourdonnement.
Le triste sire qui avait dessiné son gîte,
à l'image de sa morose personne, un ermite.
A voir la noirceur en tout, à ressasser ses bobos sans cesse,
s'enfermant en lui même comme dans une geôle capitonnée,
l'ermite avait peniblement comblé chaque voies et sentiers,
de torrent de larmes, bientôt boueux de vaine et artificielle tristesse.
Lorsque il fut usé de pleurer sur le tragique destin qu'il s'etait attribué,
il mit fin à ses jours, s'entaillant les veines pour voir son sang le quitter,
lentement, mornement, seule tache de couleur dans toute cette grisaille.
Et il mourrut dans le silence austere de sa propre muraille.
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